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réhabilitation et surélévation des ruines d’une ancienne ferme

Présentation du projet

Typologie : Maison individuelle
Lieu : Pluneret, Morbihan
Année : 2023-
Surface : 115,00 m2
Durée du chantier : en cours
Montant des travaux : sur demande

La bâtisse qui, durant les dernières années, a servi d’abri pour les animaux est le vestige des ruines d’une ancienne ferme qui aurait subi un important incendie dans les années 50. Après l’incident, des murs ont été redressés avec des pierres récupérées sur le site afin d’y établir une petite étable où cohabitaient cochons, volailles et cheval de traie.

La beauté du site alentour est frappante. Les parcelles sont entourées de vieux chênes centenaires dressant noblement les haies bocagères.

Le projet s’intègre sur l’emprise au sol existante de la bâtisse. Il consiste à la réhabilitation de ces ruines en habitation, en la construction d’une extension ainsi que d’une surélévation.
La volumétrie de la construction s’appuye sur le plan rectangulaire d’origine de la ferme, dont les façades sont orientées nord-sud.

Le principe constructif est hybride avec le niveau rez-de-chaussée en moellon de granit, conservant les murs d’origine existants et réemployant la pierre récupérée du site. L’étage est quant à lui dressé en ossature-bois habillée d’un bardage de type agricole pigmenté de noir, rappelant l’architecture des hangars agricoles et ostréicoles locaux. La teinte sombre du volume surélevé permet d’effacer sa présence en l’estompant progressivement dans la végétation.

Reprenant les principes bioclimatique de l’architecture rurale de l’époque, les ouvertures sur les façades sont essentiellement tournées sur le pignon Est et la façade Sud. La maison est ainsi abritée des vents du Nord et de l’ouest, bénéficie des apports solaires durant l’hiver mais aussi d’un confort d’été en évitant au maximum la surchauffe.
L’habitation est isolée en fibre de bois et ouate de cellulose.

A l’intérieur, le plan est simple. Contre la façade nord s’appuyent les espaces fonctionnels nécessitant des réseaux techniques (cuisine, buanderie, sanitaires, salle d’eau) tandis que les pièces de vie s’ouvrent sur l’Est et le Sud.

Les ouvertures sont pensées telles des cadres sur le paysage. Leur dimension réinterprète les proportions des ouvertures vernaculaires. Leur positionnement joue sur les axes de transversalité permettant à la fois des percées visuelles mais aussi de créer des mouvements d’air naturel en période estivale. Sur le pignon Est, une grande baie invite à la contemplation silencieuse du paysage qui s’offre somptueusement.

crédits photographiques : anthropie architecture(s) l my-linh tôn.