rénovation partielle et extension d’une maison de pêcheur
Présentation du projet
Typologie : Maison individuelle
Lieu : Belz, Morbihan
Année : 2024 – 2026
Surface : 80,00 m2
Durée du chantier : en cours
Montant des travaux : sur demande
Le projet prend place entre deux temporalités : celle de la maison de pêcheur, ancrée dans son histoire, et celle d’une annexe construite plus récemment, dans les années 2000. L’intervention consiste à créer un volume de liaison venant s’insérer dans l’espace laissé libre entre ces deux bâtisses, afin de les réunir dans une composition d’ensemble plus cohérente.
Plutôt qu’un simple raccord, l’extension affirme un véritable rôle d’articulation. Elle prolonge les lignes existantes, retisse les relations entre les volumes et redonne une unité à l’ensemble bâti. Son volume, volontairement généreux, introduit une respiration au cœur du projet et vient contrebalancer les espaces plus contenus et plus confinés des bâtisses existantes.
Construite en ossature bois, elle se pare d’un bardage en châtaignier laissé brut. Sa teinte naturelle est pensée pour évoluer avec le temps, se griser au soleil et sous les intempéries, jusqu’à trouver un équilibre subtil avec les nuances minérales de la pierre. Le projet assume ainsi le temps comme matière, et cherche dans le vieillissement des matériaux une forme de justesse.
Sur le pignon sud de la maison de pêcheur, un préau accompagne cette nouvelle écriture. Par ses proportions, sa matérialité et le soin apporté à ses détails, il prolonge l’expression architecturale de l’extension et participe à la recomposition de l’ensemble.
À l’intérieur, l’extension occupe une place centrale dans la vie de la maison. Elle accueille le salon, pensé comme un volume ample et fédérateur, déployé sous une hauteur cathédrale. Éclairé par des verrières de toit, cet espace central capte une lumière zénithale douce, renforçant à la fois la sensation d’ouverture, l’ampleur du volume et la qualité d’usage.
Le projet s’attache également à révéler les qualités du bâti existant. Les façades ont ainsi été reprises avec attention : les joints et enduits au ciment, inadaptés à la respiration des maçonneries anciennes, ont été remplacés par des joints à la chaux, dans une logique plus respectueuse de la construction d’origine.













